Tunisie: Les avocats cibles d’une violente charge policière #sidibouzid
Dans la matinée du 31 décembre, les avocats ont subi la charge de centaines d’éléments de la police politique qui ont investi la salle du tribunal et la maison de l’avocat. Ils ont agressé et insulté les avocats, notamment Béchir Sid, l’ex bâtonnier, Maître Najet Laabidi, membre du bureau exécutif de l’Organisation Liberté et Equité et maître Samia Abbou, épouse de Maître Mohammed Abbou, militant des droits humains et militant politique. […] Au tribunal de Tunis 2 à Sidi Houssine Sijoumi, le tribunal a été investi et les avocats ont été agressés, notamment Maître Latifa Habbachi qui a été conduite à bord d’une voiture de police où elle a dû rester une heure. A Sidi Bouzid, une délégation venue en solidarité de Tunis, et pour s’informer dans le détail des développements de la situation faite aux citoyens, été agressée, notamment Maître Nabil Libassi qui a été frappé et à qui ont a saisi son appareil photo. La police politique a également agressé Maître Ridha Soualhi. A Jendouba, plusieurs avocats ont été empêchés de pénétrer dans le palais de justice et Maître Rabeh Kharaïfi a été kidnappé par un groupe de personnes en civil qui l’ont abandonné dans un quartier limitrophe de la ville et ont menacé de le tuer. A Sousse, des agents de la police politique ont agressé maître Halim Moeddeb, militant du Parti démocratique progressiste devant le tribunal, sous le regard des citoyens.A Gafsa, les avocats ont été agressés de façon odieuse au tribunal de Première Instance et trois d’entre eux ont été interpellés : Faïçal Tlijani, Farid Rabhi et Néji Zouari. Le tribunal a été assiégé et des citoyens ont été sauvagement agressés. Tous les cafés autour du tribunal ont été vidés. A Bizerte, le tribunal a été encerclé et les avocats ont été empêchés d’y ternir leur réunion de solidarité avec la population de Sidi Bouzid. Les opposants politiques et les défenseurs des droits de l’homme et les syndicalistes qu’y étaient rassemblés à l’URT ont été violemment agressés, et blessés gravement parfois selon des témoins.A Mehdia, Maître Hichem Garfi a été violemment agressé et a dû être transporté en ambulance à l’hôpital dans un état critique.Pour le Bureau exécutif de l’Organisation Maître Mohammed Nouri(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
Posted by Nawaat Tunisia

